2005 – 2015

EN 2005, Atlantic Monthly publie la première version – courte – de « American Vertigo ». C’est là que, avec quatre ans d’avance, il annonce l’élection de Barack Obama avec un texte intitulé « A black Clinton ». Le livre sera publié dans son intégralité en 2006 chez Grasset (pour la version française) et chez Random House (pour la version américaine). Hélène Brekman devient son agent littéraire outre-atlantique.

En avril, 2006, Bernard-Henri Lévy qui a pris fermement position, avec Fred Vargas et d’autres, contre l’extradition de l’ex militant d’extrême-gauche italien Cesare Battisti, reçoit, accueille, édite et préface son livre : Ma Cavale.

En juillet de la même année, quand commence la guerre d’Israël au Liban contre le Hezbollah, il se rend dans les villes bombardées du nord d’Israël et en rapporte un reportage qui paraîtra simultanément dans le New York Times Magazine et dans Le Monde.

En novembre enfin, il reçoit le prix Scopus de l’Université Hébraïque de Jérusalem.

Au printemps 2007, il réalise un reportage clandestin au Darfour qui sera publié tant dans Le Monde que, comme la plupart de ses grands reportages, dans un pool de grands journaux européens (Corriere della Sera, El Mundo, Financial Times Magazine etc).

Il milite, dans la foulée, pour le boycott des Jeux Olympiques de Pékin – capitale du pays qui se trouve être le plus en pointe dans le soutien aux massacreurs de Khartoum. Dans ce but, il prend l’initiative, avec François Zimeray (SOS Darfour) et Jackie Mamou (Urgence Darfour) d’un grand meeting à la Mutualité de Paris où seront appelés à s’exprimer tous les candidats à l’élection présidentielle.
Bernard-Henri Lévy, contrairement à certains de ses vieux compagnons de pensée et de combat, se défie de Nicolas Sarkozy et appelle, pour les élections présidentielles de 2007, à voter pour Ségolène Royal qui est la seule, dit-il, à avoir pris une position claire sur cette tragédie du Darfour ainsi que sur l’évolution mafieuse de la Russie de Vladimir Poutine.

A l’automne, il publie un nouveau livre, Ce grand cadavre à la renverse, essai qui lui vaudra de vives critiques, parfois violentes, de la part de l’extrême-gauche et, en particulier, de la mouvance du Monde Diplomatique.
En 2008, Bernard-Henri Lévy est fait Doctorat Honoris Causa de l’université de Jérusalem. En septembre de la même année, paraît Left in dark times, version américaine de Ce grand cadavre à la renverse chez Random House. Le livre est un « Los Angeles Times best seller » et conforte la position de l’auteur aux Etats-Unis.
En août, il se rend en Géorgie au premier jour du déclenchement de la guerre voulue par les séparatistes abkhazes, ossètes et leurs soutiens russes. Son reportage paraît à nouveau dans Le Monde et dans les journaux européens auxquels il est traditionnellement lié. Aux États-Unis, c’est le Huffington Post qui le publie et cette publication marque le début d’une collaboration régulière avec le journal en ligne créé par Arianna Huffington.
Le 8 octobre paraît, dans une coédition Flammarion Grasset, sa correspondance avec Michel Houellebecq intitulée Ennemis Publics. 70 000 exemplaires du livre sont vendus.

En 2009, Bernard-Henri Lévy se rend à Tel Aviv et dans les villes israéliennes bombardées par le Hamas.

En juin de la même année, il multiplie les textes, appels à manifester, et témoignages de solidarité avec le peuple iranien en lutte pour la démocratie et un recomptage honnête du résultat d’élections qui ont reconduit celui qu’il n’appelle plus que « le président non élu Ahmadinejad ».

Bernard-Henri Lévy lance une nouvelle formule de la Règle du Jeu (avec une déclinaison sur le net : laregledujeu.org)Gilles Hertzog cède la rédaction en chef de la revue (papier + net) à une nouvelle venue, Maria de França. Il est réélu, le 22 juin, pour un cinquième mandat consécutif, Président du Conseil de Surveillance de Arte-France.

Dès le jour de l’arrestation de Roman Polanski à l’aéroport de Zurich, Bernard-Henri Lévy prend fait et cause pour le réalisateur. Bientôt rejoint par Alain Finkielkraut, il lance une pétition internationale de soutien à l’auteur de « Tess » . Parmi les premiers signataires de cette pétition : Isabelle Adjani, Milan Kundera, Pascal Bruckner et Salman Rushdie.

En octobre 2009, il retourne en Afghanistan, dans les vallées de Surobi et de la Kapissa ; le témoignage qu’il en a rapporté (bloc-notes du Point du 24/09/2009) est beaucoup moins alarmiste que celui de bien des observateurs.

Il passe de plus en plus de temps à New York où il est régulièrement invité par les talk-shows de Charlie Rose et Fareed Zakaria. Fin novembre, le prestigieux magazine américain « Foreign Policy » le classe 31ème dans la liste des 100 hommes et femmes les plus influents du monde ; dans cette liste où figurent, entre autres, Barack Obama, Ben Bernanke, Zhou Xiaochuan, Bill Gates, il est le premier français à apparaître. Il est, cette même année, fait docteur honoris causa de l’Université Hébraïque de Jérusalem.

En 2010, Bernard-Henri Lévy publie simultanément deux livres. De la Guerre en philosophie, texte d’une conférence prononcé à l’Ecole Normale Supérieure le 6 avril 2009 et Pièces d’identité, recueil d’essais qui reprend, en particulier, ses grandes interventions théoriques sur la pensée juive.

Avec la Règle du Jeu, il lance une campagne internationale en faveur de Sakineh Mohammadi Ashtiani.

Il consacre ensuite en 2011 l’essentiel de son temps et de son énergie à la guerre de Libye. Il publie, en octobre, La Guerre sans l’aimer, journal de bord, précis et littéraire, factuel et inspiré, de son action pendant cette guerre. Il achève en 2012 Le Serment de Tobrouk, film sur son action en Libye, tourné, pour l’essentiel, sur le terrain et qui sera présenté au Festival de Cannes. Le film, produit par François Margolin est coréalisé par Marc Roussel, avec Gilles Hertzog.

En 2013, il devient le Commissaire de l’exposition « Les Aventures de la vérité » à la Fondation Maeght ; dont le catalogue est édité chez Grasset. Il est élu cette même année citoyen d’honneur de la ville de Sarajevo.​ Il plaide également pour l’entrée de la Bosnie dans l’Union Européenne.

Le 17 novembre 2013, il prend avec force la défense de Christiane Taubira, alors que les “hautes et belles voix”, selon l’expression même de la Garde des Sceaux, tardent à se faire entendre, et qu’elle est la cible d’attaques racistes. La Règle du Jeu se mobilise, autour de ses écrivains, des ses artistes, de ses intellectuels, en association avec SOS Racisme, “pour empêcher l’infamie de pavoiser, pour enrayer la banalisation du racisme et de la haine, mais aussi pour comprendre comment nous avons pu collectivement en arriver là”.

En 2014, il retourne au théâtre et à la Bosnie avec une pièce, Hôtel Europe, créée en juin au Théâtre National de Sarajevo dans une mise en scène de Dino Mustafic avec Jacques Weber. La pièce, qui sort chez Grasset à la rentrée littéraire 2014, est reprise le 11 juillet à la Fenice puis au Théâtre de l’Atelier à partir de septembre.

Cette même année, il s’engage avec force auprès des révolutionnaires ukrainiens de la place Maïdan. Engagé auprès du mouvement de Kiev dès la première heure, il prend la parole à deux reprises sur le Maïdan, s’oppose à la livraison des navires Mistral français à la Russie.

Proche du Président Petro Porochenko qu’il a amené à l’Elysée bien avant son élection, crédité par celui-ci d’être l’inventeur du « Normandy Format » qui, a organisé la plate-forme de discussion à quatre entre Porochenko, Poutine, Hollande et Merkel, Bernard Henri Lévy à également lancé un appel le 26 janvier  2015 avec Georges Soros à sauver la nouvelle Ukraine née sur le Maïdan.

Par ailleurs, au regard de nombreux déplacements à Kiev et dans tout le pays, Bernard-Henri Lévy propose un ambitieux Plan Marshall pour l’Ukraine en mars 2015.

Fait rarissime à l’ONU, le 22 janvier 2015, Bernard-Henri Lévy s’exprime en tant qu’intellectuel sur les événements tragiques qui viennent d’endeuiller la France devant l’Assemblée générale des Nations Unies à New-York. Les 37 pays membres (parmi lesquels la France, le Canada, l’Australie, les États-Unis et Israël), ont avec gravité demandé au Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban-Ki Moon, ainsi qu’au Président de la 69ème session de Assemblée générale, M. Sam Kutesa, la tenue d’une plénière exceptionnelle consacrée à la montée de l’antisémitisme dans le monde. C’est à Bernard-Henri Lévy que M. Sam Kutesa a demandé de prononcer le discours solennel d’ouverture cette session.

Bernard-Henri Lévy, au lendemain des attaques terroristes qui ont frappé la France les 7 et 9 janvier 2015, a participé à la grande manifestation du 11 janvier à Paris.

Lors des commémorations officielles de la révolution du Maïdan, dite “de la dignité”, une lecture d’Hôtel Europe par Bernard-Henri lui-même à L’Opéra National de Kiev, est organisée le 21 fevrier 2015 devant un parterre d’officiels, de diplomates et de citoyens européens dont Petro Porochenko, le Président ukrainien, le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, la Présidente de Lithuanie, Dalia Grybauskaité, ou encore Harlem Désir, secrétaire d’État chargé des Affaires européennes.

En quelques mois, le texte d’Hôtel Europe, enrichi par l’auteur au fil des représentations, aura parcouru le continent européen lors de lectures en des lieux hautement symboliques : à la Fenice de Venise, à Sarajevo, à Odessa, à Kiev pour l’anniversaire et les commémorations de la révolution du Maïdan, à Lviv, au 58ème festival de Spoleto en Italie, à Paris, dans une mise en scène de Maria De França.

En parallèle de son engagement ukrainien,  il publie également en octobre 2014 dans Libération un retentissant “Dernier appel pour Kobané” prônant une intensification de l’action de la coalition internationale auprès des Kurdes dans la lutte contre les djihadistes de Daech.

Il demande également que le PKK, parti politique kurde né en 1978 à Ankara avec pour objectif la création d’un Kurdistan indépendant, soit retiré de la liste des organisations terroristes.

Il se rend quelques semaines plus tard à Erbil, au Kurdistan irakien, à la rencontre des leader militaires Peshmergas, afin de leur apporter son soutien. A son retour, c’est une première et historique délégation de Peshmergas qui est reçue à Paris, à son initiative, par les plus hautes autorités de la République française.

Bernard-Henri Lévy reçoit le 25 juin 2015 à Positano, en Italie, le “Prix international du Journalisme Citoyen” du prestigieux Institut italien d’études philosophiques.

Le 15 octobre 2015, il reçoit des mains d’Antonio Caño, directeur du grand quotidien espagnol El Pais, le Prix de la pensée de la revue ICON, le supplément de ce dernier. De fait, le philosophe est l’un des protagonistes les plus iconiques du plus prestigieux quotidien espagnol.


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