Affaire Halimi, affaire Pinto : « que faut-il de plus aux gens pour considérer qu’il s’agit de crimes antisémites ?  » (BHL sur Radio J et en conférence pour les « Amis du CRIF », ce soir, 18 septembre, à 19h30)

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Bernard-Henri Lévy était l’invité de Radio J jeudi, alors que se prépare la grande rentrée des amis du CRIF, ce 18 septembre. Interrogé par Michel Zerbib sur le dossier du meurtre de Sarah Halimi, l’écrivain et philosophe a tonné plus que jamais : 

« Je suis horrifié. On ne peut pas dire que l’antisémitisme dans ce dossier n’est pas caractérisé. Lorsque l’on torture et martyrise une dame en tant que juive, en scandant Allahu Akbar, lorsque l’on répète les clichés antisémites les plus éculés, que faut-il de plus aux gens pour considérer que nous avons là un acte caractérisé d’antisémitisme ?  Il y en a marre de la dénégation. C’est comme ce qu’il s’est passé il y a quelques jours avec la famille Pinto. Là aussi, je sens dans la société française une hésitation à qualifier la chose, une volonté de la nier ou de la minimiser, cela n’est pas acceptable, cela n’est pas admissible. Je serai ce lundi devant les Amis du CRIF, et c’est l’un des points que je compte bien aborder. Pourquoi il est tellement important de nommer la chose, pourquoi il est tellement important de lutter contre cette dénégation, et donc ce négationnisme rampant. Ce sera l’un de mes messages aux « Amis du CRIF », ce lundi soir. »

Quid de la psychopathologie et de la folie qui atténueraient la responsabilité pénale ? A la question posée à propos des rapports d’expertise psychiatrique, l’écrivain et philosophe répond en soulignant la dangerosité de ce type d’analyse : 

« Il y a deux erreurs symétriques, deux pièges symétrique  : la sociologie et la psychologie. « Ce n’est pas la faute de l’assassin islamiste mais celle de la société, de son milieu difficile, de son enfance perturbée ? La faute à sa folie et au déséquilibre mental ? Ces deux méthodologie jumelles, sont aussi des façons de pratiquer la culture de l’excuse sur la question du terrorisme. Le mot d’ordre devrait être, je crois, ni psychologie, ni sociologie, lorsque l’on est en face de ça, c’est à dire d’attentats terroristes de nature islamiste, quand ils visent des Juifs, et des non Juifs de la même manière. Halte à la sociologie ! halte à la psychologie !  On ne combat bien que ce que l’on connaît, que ce que l’on a a commencé par correctement nommer. On ne combat pas le terrorisme islamiste comme les brigades rouges dans les année 70. La seule manière de resister à ce terrorisme islamiste, c’est de savoir comment il procède, comment il s’exprime, à quelle source il s’alimente, et si l’on admet pas que ce terrorisme est islamiste, c’est à dire qu’il a à avoir avec l’islamisme, c’est lui donner d’emblée la moitié de la de victoire… »

Conférence-débat de la rentrée des Amis du CRIF, ce lundi 18 septembre, à 19h30 à l’Hôtel InterContinental Paris Le Grand.

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