Le 25 mai 2002

Naissance des Nouvelles de Kaboul

Qui se souvient de cet épisode ? Bernard-Henri Lévy a terminé sa mission afghane, c’est-à-dire son rapport sur la participation de la France à la restructuration de l’Afghanistan. Il a remis son rapport au Président de la République et au Premier Ministre, Jacques Chirac et Lionel Jospin.

Plusieurs semaines ont passé. Les élections présidentielles ont eu lieu, qui ont permis à Jacques Chirac d’obtenir, contre Le Pen, un second mandat. Et, voyant que, parmi les propositions de son Rapport, il y en a une – la création d’un journal d’inspiration française, mais édité, aussi, dans les deux langues de l’Afghanistan, le dari et le pachtou – dont personne ne semble vouloir se charger, Bernard-Henri Lévy décide de relever le défi lui-même. Il recrute un directeur, Olivier Puech, alors au Monde. Il inscrit au budget de la Fondation André Lévy, la Fondation créée à la mort de son père et en hommage à lui, la somme nécessaire à l’entreprise. Et il se rend à Kaboul pour, avec Olivier Puech, sur le terrain, mettant lui-même la main à la pâte, faire naître Les Nouvelles de Kaboul

Il va, ce journal, durer quatre ans. Il publiera des enquêtes, des reportages, des grands éditoriaux politiques. Bernard-Henri Lévy, tantôt depuis Paris, tantôt en venant à Kaboul, en assurera le développement. Il connaîtra ces heures sombres, comme le jour du suicide de la petite Homa, qui assombrit l’équipe.

Mais enfin il existe et, quatre années durant, il nourrit le débat politique dans le pays.

Couverture du journal Les nouvelles de Kaboul