La révolution portugaise est victime de sa mythologie, des intérêts qui sont investis en elle et de la sollicitude de ses parrains. Soumise au feu roulant des critiques, des conseils, des avertissements, sommée de répondre à tout, y compris aux problèmes de ceux qui l’observent de l’extérieur, elle nous est arrivée sous forme de caricature. C’est de ce portrait déformé qu’il faut se défaire pour examiner en face les forces en présence, leurs conflits, leurs stratégies.Le M.P.A. d’abord : qu’on le veuille ou non, l’armée portugaise reste une armée de type colonial. Nombre d’officiers, et Otelo de Carvalho en est le meilleur exemple, sont nés au Mozambique, en Guinée, en Angola, où ils ont fait leurs classes et appris la…