Lundi matin, 16 octobre, ce que l’on redoutait s’est produit : des unités paramilitaires, appuyées par des éléments de l’armée irakienne, ont attaqué dans la zone de Kirkouk. L’armée prétendument « fédérale » de Bagdad a mis ses menaces à exécution et, au risque de ruiner pour toujours les chances d’une coexistence avec les Kurdes, a répondu au référendum pacifique du 25 septembre par une stupéfiante et vengeresse action de force. Hier, c’était Saddam Hussein opérant par le gaz et les déportations. Aujourd’hui, ce sont eux, ses successeurs chiites à la solde de Téhéran, qui font donner les chars, les howitzers[canons]et les katiouchas [roquettes] contre les champs pétrolifères et, donc, le poumon du Kurdistan. Et, aujourd’hui comme hier, le scandale…