Le 25 mars 1987…

… paraissait L’Eloge des intellectuels.

couverture eloge des intellectuels 2Je continue. Après le Diable en tête, son premier roman, Bernard-Henri Lévy repasse à l’essai et donne ce petit livre, nerveux, brillant, qui se veut une charge, sabre au clair, contre la fichue manie qu’à l’époque de confondre arts majeurs et mineurs. Et, aussi, l’acte de naissance de ce qu’il appelle « l’intellectuel du troisième type ». Et, encore, une prise de position à contre-courant de l’idée reçue sur « les intellectuels qui se trompent tout le temps ». On trouvera, dans ce nouveau dossier de presse, des pièces de choix et même des morceaux mémorables. Le dialogue avec Alain Peyrefitte, par exemple. Le dialogue avec le très jeune Denis Tillinac dans un hebdomadaire féminin. La charge très dure menée par l’hebdo de Jean-François Bizot, Actuel. Les échos d’un Apostrophes mémorable. La polémique avec Finkielkraut. La mauvaise humeur de Bernard Kouchner face à l’invention lévyenne du « Sartron » (dont il fera, bientôt, une scène majeure de sa pièce de théâtre, Le Jugement dernier). Là aussi, c’est une plongée passionnante et même étourdissante dans l’œuvre de BHL et dans l’époque. Idéalement, j’aimerais que Bernard-Henri Lévy lui-même puisse se plonger dans ce flot de commentaires, de textes et de débats. Le fera-t-il ?

Liliane Lazar


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