L’hommage d’un ami à sa mère, décédée le 3 juillet 2018

ANDREE MARGOLIN

Andrée Margolin

« Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas » écrivait Albert Camus en 1942. La mienne, Andrée Margolin, est morte hier et, en 1942, elle était reçue à l’Ecole Normale Supérieure de Sèvres mais pas admise parce que juive. Elle ne le fut qu’à la Libération.
C’est aussi cela la France, contrairement à ce qu’affirment certains.
Durant ces années, elle échappa aussi à la rafle du Vel d’Hiv’ et à celle de la faculté de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand. Ma mère était une intellectuelle, une grande physicienne et une femme très drôle à l’humour sarcastique, qui aimait les restaurants italiens.
Elle avait perdu son mari, mon père, il y a exactement quarante ans. C’était ma mère et je l’aimais. »

François Margolin


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