Libye : Sarkozy s’explique sur le rôle de BHL

BHL - NSarkozyNicolas Sarkozy a répondu aux questions de L’Express, dans un long entretien à paraître aujourd’hui, mercredi.

Au menu, le terrorisme, les otages, la Libye. A propos de la Libye, une question de L’Express sur le rôle de Bernard-Henri Lévy et les critiques des diplomates à ce sujet. Réponse du Président de la République :

Je dois écouter toutes les critiques et tenir compte de toutes les opinions. Je souris néanmoins quand on me dit que je fais jouer un trop grand rôle à Bernard-Henri Lévy, qui est de gauche, qui a soutenu Ségolène Royal en 2007 et dit qu’il ne votera pas pour moi. Il y a une tradition française d’engagement des intellectuels, qui est à l’honneur de notre pays. Pourquoi leur reprocher un réel courage? Souvenez-vous de son engagement en Bosnie où il a emmené François Mitterrand à Sarajevo: j’ai approuvé à l’époque ! Quand la France est intervenue pour la Géorgie, en août 2008, afin que les chars russes s’arrêtent à 40 km de Tbilissi, les intellectuels comme Bernard-Henri Lévy ou André Glucksmann étaient là : c’est salutaire et c’est à l’honneur de la France d’avoir des intellectuels qui s’engagent. Ils ne dirigent pas pour autant notre politique étrangère. Bernard-Henri Lévy est allé en Libye et a amené les dirigeants rebelles à Paris: je m’en réjouis. Mais il n’est pas mon porte-parole et je ne suis pas le sien.

Le Président de la République, une fois n’est pas coutume, est fair play. Il reconnaît le rôle de Bernard-Henri Lévy. Il salue son courage. Il dit que l’existence de grands intellectuels est l’honneur de la France. Mais il ne cherche pas, pour autant, à “récupérer” BHL.

Il ne dissimule rien des désaccords que celui-ci a avec lui et réciproquement. Et, quant à la formule: “BHL n’est pas mon porte-parole et je ne suis pas le sien” – on ne saurait mieux dire !

Maria de França, la Règle du Jeu


Tags : , , , , , ,

Classés dans :