Mireille Dumas confesse Bernard-Henri Lévy

Mireille Dumas confesse Bernard-Henri LevyOn n’a pas l’habitude d’entendre Bernard-Henri Lévy se raconter et se confier.

Et puis, il y a eu la parution du livre coécrit avec Michel Houellebecq* en octobre dernier où, comme le philosophe le dit lui-même, il a fait « sauter quelques verrous ». Ce qui n’a pas échappé à Mireille Dumas. A près la lecture de cet ouvrage, elle a voulu, dans le cadre de ses entretiens de « Vie privée, vie publique » recevoir Bernard-Henri Lévy. « Ma demande a coïncidé à un moment où il avait envie de parler, et il m’a donc donné son accord facilement », raconte la présentatrice. « Je ne l’aurais pas accepté si je n’avais pas écrit cette correspondance avec Houellebecq », confie BHL à cette dernière, « depuis trente ans, je m’étais installé dans un système de secrets ».

L’écrivain répond aux questions de son interlocutrice en « jouant le jeu ». Il parle de ses parents – sa mère, « charmante, drôle, espiègle, source de mon grain de folie » et son père, tant aimé, « une énigme vivante » qui a acquis sa fortune en partant de rien – et de son adolescence, une période qu’il évite davantage, celle-ci n’ayant selon lui, « aucun intérêt ». BHL évoque sa passion pour la littérature et l’amour, et le lien entre ses deux passions : il écrit avec sa « libido ».

Il confie, sans craindre d’ap-porter du grain à moudre à ses détracteurs – de toute façon il vit la « détestation » de certains comme un « stimulant » -, qu’il veut « toujours être le premier » par « goût de la performance » : « être le premier à arriver à Sarajevo » lui procure une « jouissance obscure ». Tout en reconnaissant, paradoxe assumé, avoir une « dette » envers la société, tant il a reçu de la vie. Et si au début de l’entretien on devine Bernard-Henri Lévy plutôt tendu, à la recherche de mots exacts, il se laisse aller petit à petit. « D’habitude, je tourne pendant une heure », explique Mireille Dumas. « Cette fois ce fut le double et l’essentiel est là ».

Comme le dit BHL en conclusion, « on peut sortir plus fort d’avoir dit un peu la vérité ».

*« Ennemis intimes », Flammarion-Grasset, 20 €.


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