"On sait, aujourd’hui comment faire pour faire chuter un dictateur ", Bernard-Henri Lévy au grand journal de Canal (le 29 mai 2012)

canal+ bhl syrie« J’ai l’impression de revivre absolument  les mêmes heures, la même situation qu’en mars dernier en Libye, c’est-à-dire les chars aux portes des villes et dans les villes,  l’opinion internationale qui s’émeut, la communauté internationale  qui ne fait rien. Pas de passages aux actes…. Et pourtant sur la table, tous les plans d’intervention. Ce qui manque c’est une volonté politique ferme et  forte». C’est ainsi que s’exprimait Bernard-Henri Lévy hier, au Grand Journal de Canal +, interviewé par Jean-Michel Apathie et Ali Badiou.

Et d’expliquer que sa lettre ouverte au Président Hollande (parue hier dans la presse internationale) lui a été inspirée lorsqu’il a « découvert ces images de Houla vendredi soir, lorsque l’on présentait « Le Serment de Tobrouk » à Cannes. Avec, à mes côtés, des Syriens, des opposants syriens, avec ces hommes qui sont des vrais combattants. Je les ai vu chialer devant ces images d’enfants massacrés. Et j’ai écrit cette lettre. »

La France fera-t-elle pour la Syrie ce qu’elle a fait pour la Libye ? Et BHL de rappeler ce qu’il a vécu le 10 mars dernier, lorsque des insurgés libyens sont venus à Paris, rencontrer Nicolas Sarkozy, lui demandant de mandater une force armée. « On ne peut pas rester les bras croisés qu’au prochain Houla. Il faut que le massacre s’arrête. Cela paraissait insurmontable en Libye il y a un an, et le régime de Kadhafi a chuté. Si il y une volonté politique forte, il en ira de même pour Bachar al Assad. On sait, aujourd’hui comment faire pour faire chuter un dictateur.»

Laurence Roblin


Tags : , , , , , , , , , ,

Classés dans :