Une première new-yorkaise pour le film Peshmerga!

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Deux représentations exceptionnelles du film-documentaire de BHL, ont eu lieu le 18 janvier dernier aux Etats-Unis, à New York. C’est avec émotion que toute l’équipe franco-kurde du film avait accueilli cette sélection : en haut de l’affiche du Lincoln Center et en tant que pièce-maîtresse du New York Film Festival, salué par le New York Times, cette épopée kurde s’est jouée à guichets fermés. Après Cannes, Londres, Amsterdam, Spoleto, Dohuk ou encore Tel Aviv, “Peshmerga” poursuit donc son parcours international aux Etats-Unis. La chronique de ce voyage le long des 1000 kilomètres de la ligne de front séparant les combattants kurdes, les Peshmergas, des troupes djihadistes de Daech, a fait salle comble et a reçu une ovation alors que la suite-épilogue de cette aventure, La Bataille de Mossoul, est d’ores et déjà en préparation. En effet, Bernard-Henri Lévy et son équipe ont fait de fréquents aller-retour en Irak, depuis le 17 Octobre dernier, au coeur des combats pour la libération de la cité mythique. Ils côtoient, cette fois, la Golden Division irakienne. Mais ils ne sont jamais vraiment loin des forces kurdes, avec lesquelles se sont créé des liens indéfectibles.

Une délégation de Peshmergas menée par le Général Hajjar Ismaïl, entouré de quelques officiels, a fait d’ailleurs le déplacement depuis Erbil, relayant avec enthousiasme et diplomatie cette parenthèse inattendue sur les réseaux sociaux. Au même moment, c’est un autre général, Siwan Barzani, neveu du président du Gouvernement régional du Kurdistan, qui déclarait espérer qu’au bout de cette guerre contre un Etat islamique ennemi non seulement des Peshmerga mais du monde entier, l’indépendance, cette fois, du Kurdistan soit enfin scellée. En attendant un dénouement militaire et historique, il se murmure à Paris que “Peshmerga” ait été sélectionné par l’Académie des César, en lice donc pour un grand prix, le 24 février prochain, à l’occasion de la 42ème édition de l’institution. Pour l’écrivain, philosophe et réalisateur, qui publie également ces jours-ci la version anglaise de son dernier livre L’Esprit du Judaïsme aux USA : « Cette bataille de Mossoul, ce sont les Kurdes qui l’ont engagée; ce sont eux qui en ont pris la part la plus difficile; et je suis persuadé qu’elle n’arrivera à son terme que si ces mêmes Kurdes ne reviennent pas, à un moment où à un autre, sur le devant de la scène. Ce jour-là, pour prix de leurs sacrifices et aussi parce que c’est justice, il faudra bien que la communauté internationale finisse par leur reconnaître leur indépendance et leur Etat ».

Aline Le Bail-Kremer

 

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