Fin de tournée européenne pour Bernard-Henri Lévy et sa pièce Looking for Europe. Le contributeur du Point, qui a traversé l’Europe après plus de 20 représentations dans 18 pays différents, donnera deux dernières prestations au théâtre Antoine, à Paris, les 20 et 21 mai. L’occasion de faire le point et un bilan de ce parcours, de ces rencontres avec les Européens, une semaine avant le scrutin continental.

De Prague à Madrid, en passant par Budapest, BHL nous confie avoir rencontré « des Européens fervents, ardents et heureux », parfois également désemparés, « intimidés par la violence de la campagne » en cours pour les élections européennes, mais sans doute pas « ébranlés dans leur conviction » du « seul avenir possible du continent », selon lui : la construction européenne. Le philosophe revient pour nous, également, sur ces textes adaptés, « raturés 20 fois », pour toucher au plus près chaque citoyen rencontré dans les pays traversés, dont le point commun à tous, rassembleur, est la culture, européenne. Un antidote au nationalisme.

Gabriel Bouchaud et Thomas Bourgeois-Muller (Le Point) : Vous vous lancez dans une tournée européenne de votre pièce de théâtre Looking for Europe, la reprise d’une pièce de 2014, Hôtel Europe. En cinq ans, qu’est-ce qui a changé dans la situation de l’Union européenne, selon vous ?

Bernard-Henri Lévy : La montée d’une vague brune, l’ascension foudroyante des populistes, qui sont à la manœuvre et à l’initiative, et qui se croient chez eux dans l’espace européen. Et qui pourraient, si on ne les arrête pas, entrer en force au Parlement européen.

Le Point : Est-ce la raison pour laquelle vous commencez la tournée à Milan, bastion historique de la Ligue ?

BHL : Dans une bataille politique de cette sorte, il y a trois enjeux. Combattre l’adversaire. Donner des munitions à ceux qui pensent plutôt comme vous. Et parler aux sceptiques. Les ligueurs convaincus, je ne les convaincrai pas. Mais pouvoir répondre aux hésitants, à ceux qui se posent de vraies questions, légitimes, sur l’Union européenne, leur dire « vous n’êtes pas des salauds, vous n’êtes pas perdus pour l’Europe, vous avez toutes les raisons d’être sceptiques, mais voici des réponses », ça, oui, c’est possible.

Le Point : Vous dénoncez avec force le populisme. Mais qu’est-il pour vous ?

BHL : Ce n’est pas le meilleur concept qui soit. Mais bon. Je le prends comme il vient, dans le débat public. Les populistes sont ceux qui érigent une fraction de la population en tant que « peuple » et posent comme principe que cette fraction aura toujours raison, et ne doit voir s’opposer à sa volonté aucune espèce de limite, de principe supérieur ou de contre-pouvoir. Si le populisme est ce qui décrète illégitime toute entrave au pouvoir du « peuple », alors il s’oppose aux représentants européens, à la bureaucratie et à l’expertise bruxelloise, aux élites éloignées du sacro-saint terrain. Le projet européen incarne bien toutes ces bêtes noires du populisme, de l’éloignement et de l’intellectualité en passant par l’imperfection de sa représentation. L’Europe devient une cible facile du populisme.

Le Point : Pourtant, entre les reculades du gouvernement italien sur les questions budgétaires, et celle du RN sur l’abandon de l’euro, on a l’impression que personne ne songe à démanteler l’UE ou à la quitter. Pourquoi s’inquiéter aujourd’hui ?

BHL : Si, bien sûr, ils y songent. Sauf quand la réalité s’impose à eux ou qu’on fait en sorte qu’elle s’impose. Dans certains cas (le Brexit), c’est trop tard et le mal est déjà fait. Dans d’autres (Marine Le Pen), le travail de pédagogie républicaine se fait à temps. Quant à Salvini et Di Maio, ces Zig et Puce grotesques de la politique, il a fallu que les marchés financiers leur tapent sur les doigts pour qu’ils reculent. Mais, je vous le répète, ils ne reculent que si on fait en sorte de les faire reculer ! Moscovici a été à la fois Achille et Ulysse, et a contribué à leur changement de politique ; mais il était moins une.

Le Point : Comment faire une Union sans mythologie commune, sans un sentiment d’appartenance culturel commun ?

BHL : Ce sont deux choses différentes. La culture, d’abord. Prenez le « Manifeste des trente » publié dans Libération et dont j’avais pris l’initiative. Je soutiens que quelqu’un qui aurait une connaissance, même minimale, des trente, aurait une petite idée de cette « appartenance culturelle commune ». Quant à la mythologie européenne, elle existe, c’est la mythologie grecque et l’histoire, si belle, de la petite princesse Europe qui part d’Orient et invente l’Occident.

Le Point : Est-ce que l’Europe ne doit pas essayer de faire la promotion de projets qui font rêver, comme la mission « Rosetta » de l’Agence spatiale européenne ?

BHL : Rêver, je ne suis pas sûr. Est-ce que faire rêver les gens ce n’est pas les prendre pour des enfants ? Et pourquoi pas les endormir, tant que vous y êtes, avant de les faire rêver ? Expliquer, oui. Faire rêver, non. Nous avons eu assez de leaders politiques qui ont prétendu faire rêver, après avoir soigneusement endormi leur peuple. Le rêve, c’est la part de chacun. Le manque de symboles et de projets supranationaux ne joue pas en faveur de l’Union. Le drapeau tricolore et « La Marseillaise » sont des symboles indiscutables de la France, pourquoi ne pas faire de même avec l’UE ?

Le Point : Mais il y a déjà un hymne européen ! Et un drapeau ! Mais qui s’ajoutent aux hymne et drapeau nationaux.

BHL : Naturellement. Mais toutes les entités politiques ne fonctionnent pas selon le même régime, en particulier le même régime symbolique. L’Union européenne est une invention institutionnelle inédite dans l’Histoire. Elle n’a plus rien à voir avec les États-Unis ou avec l’Empire austro-hongrois. Elle crée, par une sorte de tour de force incroyable, une entité politique encadrant les nations déjà en place, sans pour autant abolir ces dernières. Alors, je ne vais pas blâmer cette entité politique de ne pas fonctionner sur le même registre symbolique que les Etats. Qu’on n’ait pas autant envie de chanter l’« Hymne à la joie » que « La Marseillaise », ça ne me gêne pas, c’est autre chose. En revanche, je souhaiterais un président européen, élu au suffrage universel. J’aimerais que, sur les billets de banque, nous n’ayons pas simplement des illustrations de chemins qui ne mènent nulle part…

Le Point : C’est important ?

BHL : Ça peut sembler secondaire, une monnaie, mais ça ne l’est pas. Regardez les billets de 1 dollar. On y trouve trois vers de Virgile. Pourquoi ? Parce que les pères fondateurs de la nation américaine se voyaient comme autant d’Enée, quittant Troie pour fonder une nouvelle Rome. Une monnaie en dit long. Et ce que disent nos billets, c’est notre grande difficulté à nous entendre, mais aussi à nous décider sur un projet…

Le Point : N’avez-vous pas peur, en défendant aussi énergiquement l’Union européenne, de servir d’épouvantail à tous ceux qui détestent l’idée d’une Europe cosmopolite que vous incarnez ?

BHL : Ça fait longtemps que je ne raisonne plus selon ce genre de critères. Si les gens la détestent déjà, l’Union européenne, eh bien, je n’ai aucun problème à leur servir d’épouvantail. Mon texte, que je vais porter d’une ville à l’autre, défend l’idée d’une Europe qui doit impérativement changer de paradigme, devenir plus démocratique, plus sociale et à l’écoute des gens. Pas des peuples, mais des gens, et j’insiste là-dessus. Pour moi, ce qui fait loi, ce n’est pas le droit des peuples, mais celui des individus. Ce droit-là doit être défendu et je pense qu’il sera mieux défendu par l’Europe en plus de l’Etat-nation républicain.

Le Point : Êtes-vous satisfait de l’action du président Macron au niveau européen ?

BHL : Eh bien, oui ! Un des très rares, dans le scepticisme ambiant, à oser dire qu’il est européen et pourquoi il l’est ! Il faut défendre Macron. Il faut l’aider à gagner.

Le Point : L’Europe peut-elle permettre de mieux se défendre contre des mastodontes comme la Chine ou l’Inde ?

BHL : C’est très exactement ce que dit ma pièce. Les grands défis d’aujourd’hui, que sont le changement climatique, la lutte contre la finance folle, les migrations, le terrorisme, ne peuvent pas être résolus ou même débattus à l’échelle d’un Etat-nation.

Le Point : L’immigration n’est-elle pas une menace pour l’UE, qui serait perçue comme diluant une identité culturelle commune et faisant monter des partis qui sont xénophobes, anti-immigration avant d’être europhobes ?

BHL : Je ne le crois pas. Une Europe qui céderait sur les lois de l’hospitalité, qui deviendrait une forteresse, ne serait plus l’Europe. Quand les États-Unis transforment les deux océans qui les entourent en autant de murailles, ce ne sont plus les États-Unis, mais un Etat-nation comme un autre. On entre peut-être dans une phase historique de repli, mais une Europe qui assurerait son unité sur le dos des immigrés, du droit d’asile, des lois de l’hospitalité, ce ne serait plus l’Europe dont nous parlons

LOOKING FOR EUROPE, DANS LA PRESSE EUROPÉENNE

Tous les articles en langue anglaise sont à retrouver sur la version anglophone de ce site.

(ITALIE) Bernard-Henri Lévy: “L’Europa sta morendo, il populismo sta vincendo. Farò di tutto per evitarlo”, La Stampa, 21 janvier 2019.

(SUISSE) Bernard Henri-Lévy en « croisade pour l’Europe » par le biais d’un spectacle, Chrystel Domenjoz, RTS, 23 janvier 2019.

(ESPAGNE) Bernard-Henry Lévy representa ‘Looking for Europe’ en el Teatre Coliseum de Barcelona, Artezblai, 25 janvier 2019.

(ESPAGNE) Bernard-Henri Lévy: “Mi querida Barcelona es la capital del populismo”, Leticia Blanco, El Mundo, 29 janvier 2019.

(ESPAGNE) Bernard-Henri Lévy sitúa a Barcelona “entre las capitales del populismo”, Catalunya Europa Press, 29 janvier 2019.

(ALLEMAGNE) Bernard-Henri Lévy: “Kurz ist Macrons Gegenteil”, Anne-Catherine Simon, Die Presse, 29 janvier 2019.

(ESPAGNE) Boadella actuará junto a Bernard-Henry Lévy en Barcelona, Jacinto Antón, El País, 30 janvier 2019.

(ESPAGNE) Bernard-Henri Lévy debutará en el Olympia, A. J. C./S. Dos Santos, Levante, 30 janvier 2019.

(ESPAGNE) “El fascismo está arraigado en cada uno de nosotros”, Álex Vicente, El País, 30 janvier 2019.

(ITALIE) Volta è partner dello spettacolo “Looking for Europe”, di e con Bernard-Henri Levy, Volta, 30 janvier 2019.

(ESPAGNE) Bernard-Henri Lévy: «Las elecciones europeas son una forma de combatir el populismo», Julian Herrero, La Razon, 31 janvier 2019.

(ESPAGNE) Bernard-Henri Lévy: “Puigdemont ha escupido en la cara a España y a la democracia en Europa”, Rafa Latorre, El Mundo, 31 janvier 2019.

(ESPAGNE) “Populismos y nacionalismos debilitan a Europa ante Putin”, Víctor-M. Amela, La Vanguardia, 31 janvier 2019.

(ESPAGNE) Bernard-Henri Lévy, cooked in seva tinta, Sebastia Alzamora, Ara.cat, 31 janvier 2019.

(ESPAGNE) Bernard-Henri Lévy: “O la derecha española lucha a muerte contra Vox o será devorada”, Daniel Arjona, El Confidencial, 31 janvier 2019.

(ESPAGNE) Populismos y nacionalismos destrozando España, José Apezarena, El Confidencial, 1er février 2019.

(ITALIE) ‘Looking for Europe’: Bernard-Henri Lévy porta in teatro la discussione sull’Europa. A Milano e in tournée, Maria Lucia Tangorra, Milano, 1er février 2019.

(ESPAGNE) Bernard-Henri Lévy, un bombero contra el populismo pirómano, Nuria Navarro, El Periodico, 2 février 2019.

(ITALIE) Bernard-Henri Levy: “Matteo Salvini è grottesco. L’Italia merita di più”, HuffPost, 3 février 2019.

(ESPAGNE) BHL: “Para Europa, Puigdemont es un bufón y Torra, una marioneta feliz de ser una marioneta”, Daniel Ramirez, El Español, 3 février 2019.

(ITALIE) Bernard-Henri Lévy: «L’europa è anche una certa idea d’amore», Alessandra Coppola, Corriere della sera, 7 février 2019.

(ESPAGNE) El filósofo Bernard-Henri Levy trae al Teatro Olympia su ‘Looking for Europe’, Jimmy Entraigües, Horta noticias, 11 février 2019.

(ITALIE) Via Salvini, “affidatevi a De Falco”, Massimiliano Lenzi, Il Tempo, 18 février 2019.

(HONGRIE) “Orbán is smarter than Trump” – Interview with Bernard-Henri Lévy, Kovacs Balint, Index, 26 février 2019.

(ITALIE) Folla per Bernard-Henri Lévy: “L’europeismo esca dal silenzio”, Alberto Mattioli, La Stampa, 6 mars 2019.

(ALLEMAGNE) Bernard-Henri Levy: ,,Ich werde von Ihrem jungen Kanzler sprechen“, Tiroler Tageszeitung, 11 mars 2019.

(ALLEMAGNE) Bernard-Henri Levy: Kurz ist kein “österreichischer Macron”, Wolfgang Huber-Lang, Kleine Zeitung, 11 mars 2019.

(ESPAGNE) Lévy: “Vox quiere que las mujeres regresen en el tiempo, dice que tienen demasiados derechos”, El Español, 15 mars 2019.

(ESPAGNE) Bernard-Henri Lévy representa su « Looking for europe » en el Teatre Coliseum de Barcelona, Jussara Maria Pires de Moura, Estilo by Jussara Maria, 16 mars 2019.

(ESPAGNE) El huracán BHL llega a España contra los “gemelos populistas” de Vox y Podemos y el separatismo, Jesús Ossorio, El Español, 17 mars 2019.

(ESPAGNE) Bernard-Henri Lévy, filósofo: “Las democracias son ingobernables, los únicos países gobernables son totalitarios”, La Sexta, 17 mars 2019.

(ESPAGNE) “Vox y el independentismo son rostros gemelos”, Salva Torres, El Mundo, 17 mars 2019.

(ESPAGNE) Bernard-Henri Lévy: «No se puede responder sí o no en referéndum a siglos de memoria y de vínculos», Elena Cue, ABC Cultura, 17 mars 2019.

(GRÈCE) Ο Bernard-Henri Lévy στην Αθήνα, Times News, 19 mars 2019.

(ALLEMAGNE) Bernard-Henri Levy über den “kleinen Prinz des Populismus”, Salzburger Marchrichten, 19 mars 2022.

(ALLEMAGNE) Bernard-Henri Lévy findet schwarz-blaue Neuauflage schlimmer als Original, DerStandard, 19 mars 2019.

(ESPAGNE) Bernard-Henri Lévy: “A Catalunya no hi ha cap conflicte. Seria un desastre”, Rosana Martínez, Betevé, 21 mars 2019.

(ESPAGNE) Exhibicionismo teatral e intelectual de Bernard-Henri Lévy, Ferran Bono, El País, 21 mars 2019.

(ESPAGNE) B.H. Lévy alerta en su estreno : « Los del mentón voluminoso vuelven a amenazar España », Begoña Donat, El Español, 21 mars 2019.

(GRÈCE) Μπερνάρ-Ανρί Λεβί : « Η αληθινά επαναστατική πράξη είναι να πάρουμε στα σοβαρά τη δημοκρατία », Giannis Pantazopoulos, Lifo, 22 mars 2019.

(GRÈCE) «Η αναζήτηση για την Ευρώπη περνά από την Αθήνα», Κεφαλά Αλεξία, Ta Nea, 22 mars 2019.

(GRÈCE) “Looking for Europe:- Το οραματικό θεατρικό έργο του Μπερνάρ Ανρί Λεβί για την Ευρώπη και ο ρόλος για τον Αλέξη Τσίπρα, Anatropi News, 24 mars 2019.

(ESPAGNE) Bravo-Hermano Liberal, Pedro J. Ramírez, El Español, 24 mars 2019.

(ESPAGNE) Bernard-Henri Lévy une a Cs, PSC y PP en su alegato contra los extremos en Barcelona, Justo Martín, El Español, 25 mars 2019.

(ESPAGNE) Albert Boadella vuelve a Barcelona 12 años después, Metropoli Abierta, 25 mars 2019.

(ESPAGNE) BHL lleva a Barcelona la catarsis desenmascarando al “trío satánico”: Iglesias, Abascal y Puigdemont, Javier Dale, El Español, 26 mars 2019.

(ESPAGNE) BHL invoca el “no pasarán” frente a Abascal, Iglesias y Puigdemont, Daniel Ramírez, El Español, 27 mars 2019.

(ESPAGNE) Y Boadella volvió, Miquel Giménez, Vozpopuli, 27 mars 2019.

(ESPAGNE) « Looking for Europe / Bernard-Henri Lévy », Gabriel Sevilla, Artezblai, 27 mars 2019.

(RUSSIE) Турбулентная реальность. Бернар-Анри Леви: “Весь мир, а не только Европа, находится в большой опасности”, Anastasia Platonova, Фокус, 28 mars 2019.

(HONGRIE) Lévy aggódik Európa jövőjéért, Euronews, 2 avril 2019.

(ALLEMAGNE) Philosoph Lévy tourt mit Pro-Europa-Theaterstück durch die EU, Euronews, 2 avril 2019.

(GRÈCE) Υμνεί Τσίπρα, κατηγορεί Τραμπ, Πούτιν και Μέι ο γάλλος φιλόσοφος Λεβί, Ioannis Giagkinis, Euronews, 4 avril 2019.

(DANEMARK) « Nogle gange tager folket fejl. Vi skal redde EU for at redde demokratiet », Pierre Collignon, Berlingske, 6 avril 2019.

(PORTUGAL) « A Europa segundo Bernard-Henri Lévy », Clara Ferreira Alves, Expresso, 6 avril 2019.

(PORTUGAL) « Filósofo francês Bernard-Henri Lévy: “Portugal é o lado luminoso da Europa” », TVI, 8 avril 2019.

(HONGRIE) « A fiatal Orbán, aki hitt az emberi jogokban, már nincs többé », Euronews, 9 avril 2019.

(ALLEMAGNE) « Auf der suche nach Europa », Von Carmen Gräf, Kultur Radio, 11 avril 2019.

(HONGRIE) « Bernard-Henri Lévy: Fogalmam sincs, Orbán miért akart velem beszélgetni », Magyar Hang, Lakner David, 11 avril 2019.

(ALLEMAGNE) « Wird sich Europa mit dem schlimmsten abfinden? », Die Welt, 11 avril 2019.

(ALLEMAGNE) « Überall habe ich echte Begeisterung für Europa erlebt », Deutschlandfunk, 14 avril 2019.

(PORTUGAL) « Bernard-Henri Lévy empunha Marcelo como arma contra o populismo », Contacto, 14 avril 2019.

(PORTUGAL) « Bernard-Henri Lévy quer “capitães de abril” na “ode à Europa” que traz a Lisboa », Diário de Notícias, 16 avril 2019.

(PORTUGAL) « Marcela é “Muralha simbolica” » contra crescimento do populismo – Bernard-Henri Lévy, Impala, 16 avril 2019.

(ALLEMAGNE) « Bernard-Henri Lévy in Berlin. Drei aspirin und eine kurpackung Husserl », Gregor Dotzauer, Der Tagesspiegel, 16 avril 2019.

(PORTUGAL) « Notre-Dame. “Foi uma parte da cultura europeia que se esfumou no incêndio” », João Céu e Silva, Diário de Notícias, 17 avril 2019.

(PORTUGAL) Bernard-Henri Lévy: “As redes sociais metem as nossas memórias num ‘offshore’”, Leonardo Ralha, O Jornal Económico, 29 avril 2019.

(ESPAGNE) Marcelo e Costa recebem segunda-feira o filósofo francês Bernard-Henri Lévy, Miguel Dantas, Publico, 5 mai 2019.

(RÉPUBLIQUE TCHÈQUE) « Evropu nejvíce oslabuje nedostatek odvahy a malomyslnost, říká Bernard-Henri Lévy », Zita Senková, Vltava, 6 mai 2019.

(RÉPUBLIQUE TCHÈQUE) « Smutné konstatování Honzejka z Hospodářek: Havel už se vrátit nemůže », Parlamentni Listy, 7 mai 2019.


Autres contenus sur ces thèmes