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Christopher Hitchens

Par Liliane Lazar

BHL et le journaliste et écrivain américain Christopher Hitchens, malgré des désaccords, sont deux compagnons idéologiques et littéraires.

Portrait de Christopher Hitchens
Christopher Hitchens. ©Gasper Tringale

Christopher Hitchens et Bernard-Henri Lévy

Malgré des désaccords politiques sur la guerre en Irak (Lévy y a toujours été opposé), les deux hommes sont devenus amis. Et Hitchens a même été l’un des intellectuels américains à avoir soutenu Lévy avec le plus de panache et de constance. Il a consacré, dans le journal en ligne Slate, un article à l’édition américaine de Qui a tué Daniel Pearl (25 septembre 2003). Quand Garrison Keillor a vivement critiqué American Vertigo dans le New York Times Book Review, Hitchens consacré à Keillor un article au vitriol également paru dans Slate (13 février 2006). Et, enfin, c’est lui qui a pris la plume pour, dans le même et très prestigieux New York Times Book Review, faire le compte rendu, le 21 septembre 2008, de l’édition américaine de Ce grand cadavre à la renverse/Left in dark times, Random House. Un cas rare de compagnonnage idéologique et littéraire.

En 2013, Bernard-Henri Lévy rédige une préface au livre de Hitchens, Vivre en mourant.

Bernard-Henri Lévy à propos de Christopher Hitchens

Quel dommage que tu sois favorable à la guerre en Irak ! C’est la seule chose qui nous sépare vraiment.

Débat entre Hitchens et Lévy organisé par Vanity Fair, à New-York, le 5 septembre 2005.

L’Américain qui me ressemble le plus ? Pour les thèses, peut-être Paul Berman. Mais, pour le mode de fonctionnement, sans aucun doute Christopher Hitchens.

Octobre 2008, débat avec Sam Tanenhaus, au 92th Street Y.

Christopher Hitchens à propos de Bernard-Henri Lévy

Si vous vous êtes, au moins une fois, posé la question des rapports troubles entre les services secrets pakistanais et les Talibans et Al Qaïda, eh bien ce livre, Qui a tué Daniel Pearl ?, confirmera tous vos soupçons.

Slate, 25 septembre 2003.

Je trouve les descriptions et observations de American Vertigo à la fois stimulantes et inquiétantes. Il rend service aux Américains comme il le fit naguère, à l’époque où les États-Unis dormaient, en nous mettant en garde contre Milosevic et les Talibans.

Slate, 13 février 2006.

Si vous vouliez résumer la vision politique de Bernard-Henri Lévy en une phrase, vous pourriez emprunter la remarque d’Orwell : « il ne suffit pas d’être antifasciste, il faut aussi en principe être antitotalitaire ».

New York Times Book Review, Septembre 2008.


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