Nicolas Sarkozy a soutenu la reconduction au conseil de surveillance d'Arte de Bernard-Henri Lévy

BHL reconduit à la présidence du Conseil de surveillance d'Arte à la demande de Nicolas Sarkozy Le président de la République Nicolas Sarkozy porte une attention soutenue au monde de l’audiovisuel. On l’a vu avec la récente réforme de l’audiovisuel public annoncée au début de l’année. Aujourd’hui, c’est vers Arte qu’il porte son regard.

Lundi 15 juin, quelques jours avant la réunion du conseil de surveillance de la chaîne Arte France – celle-ci s’est tenue le 22 juin pour élire le nouveau bureau -, le chef de l’Etat avait adressé une lettre personnelle à Bernard-Henri Lévy, actuel président du conseil de surveillance de la chaîne, afin de lui apporter son soutien à l’occasion du renouvellement de son mandat.

Dans cette lettre que Le Monde a pu consulter, le président de la République écrit : « A l’issue de votre mandat, je veux vous remercier du travail accompli et souhaite son renouvellement. (…)

« Arte France a su imposer son caractère unique dans le paysage audiovisuel français tout en tenant un engagement fort dans la production audiovisuelle. Un grand travail a déjà été accompli et je pense qu’il faut aller plus loin. Arte France doit continuer son soutien à la création et avoir un rôle moteur dans les nouvelles technologies. (…) La chaîne doit poursuivre son développement international, et particulièrement en Méditerranée », poursuit le chef de l’Etat.

Contacté par Le Monde, Bernard-Henri Lévy ne voit « aucune ingérence » du président de la République dans les affaires d’Arte et refuse toute polémique à ce sujet. « C’est une lettre personnelle qu’il a adressée à quelqu’un qu’il connaît depuis vingt-cinq ans », affirme le philosophe.

« Dans cette lettre, il exprime surtout l’importance qu’il attache au rayonnement et au développement international d’Arte », poursuit Bernard-Henri Lévy, en soulignant qu’il a été réélu, lundi 22 juin, à l’unanimité, pour un cinquième mandat de cinq ans en compagnie de Nicolas Seydoux, élu, lui, vice-président, et de Jean-Dominique Giuliani, le président de la Fondation Robert Schumann, qui entre au conseil de surveillance au titre de personnalité qualifiée.

Depuis la création de la chaîne, en 1993, ce sont habituellement les représentants de l’Etat au sein du conseil de surveillance qui proposent le nom du futur président, avec l’assentiment du chef de l’Etat.

En 1993, au cours de la deuxième cohabitation, François Mitterrand, alors président de la République était intervenu personnellement pour que Bernard-Henri Lévy soit nommé président du conseil de surveillance de la chaîne.


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