Inès de la Fressange écrit à Sakineh

ines de la fressangeChaque jour, une lettre pour sauver Sakineh.
« La Règle du jeu », « Libération » et « Elle » publient quotidiennement des lettres pour Sakineh. Suite à la tribune cosignée, le 15 aout dernier, par Bernard-Henri Lévy et dix-sept autres écrivains, artistes ou responsables politiques et publiée par « La Règle du jeu » et « Libération », la mobilisation continue pour la jeune iranienne condamnée à mort par lapidation. Aujourd’hui une lettre de Inès de la Fressange.

______________________________________________________________________________________________

“Sakineh, lorsque j’étais enfant on utilisait le mot “progrès”,
aujourd’hui je l’entends rarement . A l’école on nous enseignait
l’histoire et il semblait que c’était très différent de notre présent .
J’ai aussi reçu un enseignement religieux où l’on nous indiquait
– tu ne tueras point
– aime ton prochain comme toi même
– ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse .
Le cauchemar que tu vis me donne l’impression d’être au Moyen-âge
et jamais je n’aurais cru avoir à me révolter contre tant de bêtise, d’absurdité
et de méchanceté .
Les hommes prouvent qu’ils n’évoluent guère : ceux qui font et ceux qui laissent
faire et si cela n’est pas acceptable on peut se dire que ce ne sont
que des barbares ignorants mais quel est ce Dieu qu’ils imaginent ?
Comment leurs petitesse , leurs peurs , leurs complexes peuvent créer dans leurs
esprits une entité supérieure qui serait haineuse , violente ,cruelle ?
Pourquoi ces hommes sont ils si malheureux pour devenir si aveugles ?
Les paysages de ton pays ne sont ils pas sublimes au coucher du soleil ? Les
regards des enfants ( je sais que tu en as deux comme moi ) bouleversants ?
Les amoureux ne sont ils pas ivres de joie lorsqu’ils sont ensemble ?
Pourquoi Celui qui a crée tout cela voudrait des punitions aussi injustes
qu’inhumaines , de la cruauté , de la destruction ?
Si eux se trompent , toi tu ne te trompes pas , nous sommes de plus en plus
nombreux à vouloir te le rappeler et même si tu ne me connais pas, je suis ta
sœur .
En France où l’on a écrit les droits de l’homme, un chanteur ( Guy Béart ) a écrit :
Quand on aime , on a toujours raison.
Ne perd donc pas courage et pense que tu retrouveras tes enfants et le bonheur.”

_____________________________________________________________________________________________

Pour signer la pétition : Cliquez ici
Pour envoyez vos lettres : Cliquez ici


Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Classés dans :